A mon oncle, Joannès Durieux

Voici le poème que j’ai prononcé pour ses funérailles, le 5 juillet 2014.

Jean

 

Tu étais sec, sur un lit d’hôpital
Sans faim, sans soif, et à peine un sourire.
Comment parler quand la gorge fait mal?
Je me suis tu, mais je voulais te dire:
« Tu n’es pas seul. »

Le pèlerin, qui marche patiemment,
Portant sur lui un sac et ses douleurs,
N’oubliera pas qu’un seul regard aimant
Sait alléger les années de son cœur:
« Tu n’es pas seul. »

Aux jours d’efforts, quand la main devient lourde,
Aux soirs d’été, avec des joies amères,
Aux nuits de peur, lorsque la peine est sourde,
Outils rangés, on partage une bière:
« Tu n’es pas seul. »

Jean, aujourd’hui que tu t’en vas vers Dieu,
Je veux chanter mes vœux les plus précieux:
« Tu n’es pas seul. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *