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Testament d’un Peuple – les poèmes

Je profite un peu de la nouvelle année pour ouvrir l’album souvenir. Voici les poèmes insérés dans mon premier roman, Testament d’un peuple

Le poème au roi

Sonnez sur la montagne et sur le fleuve immense,
Trompettes de la gloire, exaltez sa puissance.
Au nom de Mataïote, à l’appel de ses pères,
Tout le pays frémit, toute la terre espère.
O protecteur des blés, soleil de tes sujets,
La justice t’appelle et chante tes projets,
Autrefois bien souvent vers toi elle cria.
Tremblez en vos halliers, ennemis de Mania,
Retourner vous cacher, rentrez dans vos terriers,
Implorez le pardon de notre roi guerrier
Et répandez les pleurs que méritent vos crimes.

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Le choix de l’autopublication

Les travailleurs ont parfois de curieuses paresses. Tel ingénieur s’épuise pendant des mois à concevoir un produit bon et innovant. Pourtant il devient frileux au moment de le vendre et refuse de se mêler de publicité et se fâche avec le service marketing. Tel étudiant a passé de nombreuses nuits de veilles à préparer des concours pour devenir enseignant. Pourtant, une fois en poste, il refuse de s’interroger sur le bien-fondé des programmes et des méthodes qu’on lui impose. Tel soldat, est prêt à s’infliger des souffrances sans nom et pourtant il renonce à penser et applique les ordres sans même demander des explications à ses supérieurs. Un auteur se torture à écrire ce qui lui sort des tripes, mais ne veut pas penser à la façon de diffuser son œuvre. La comparaison de ces braves gens peut sembler excessive, voire hors sujet. Mais si je considère le thème de mon roman, ce n’est peut-être pas si incongru. Les plus grandes lâchetés sont intellectuelles. Et tout homme a ses faiblesses. Il serait absurde, après avoir passé des mois à écrire sur le courage, la lâcheté et la clairvoyance, de m’arrêter en chemin par pure timidité, simplement parce que je n’aurais pas osé mettre en avant mon roman. Un auteur n’existe pas sans lecteur. C’est une évidence. Désolé de rappeler une telle platitude, mais elle est indispensable pour la suite. Peu importe d’ailleurs que les lecteurs soient nombreux ou non. Un public de happy few peut justifier les efforts de l’écrivain. Ce qui compte, c’est qu’il existe des gens que l’œuvre touche, émeut, ébranle. Si une parcelle d’intelligence a été éveillée, alors un bienfait a été accompli. On peut écrire un poème pour une rose unique au monde. Mais l’amant doit envoyer sa lettre. On peut aussi écrire un roman dans l’espoir d’atteindre quelqu’un que l’on ne connaît pas encore. Il faut donc publier. Mais comment ? Refuser la question reviendrait à s’arrêter au milieu du chemin.

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