Le balayeur parisien un soir de manifestation

Dans la touffeur étrange
D’une ville du Nord,
Le regard sur la fange
D’un quartier paré d’ors,

Il rêve d’un pays,
Celui qui serait sien,
Mais son rêve est oubli
Et il se dit : « C’est bien.

Ici de mon pinceau
A restaurer le monde
J’écarte sans un mot
Quelques débris immondes,

Bassesses de toujours
Et les causes d’un jour.
Voilà quel est mon sort,
Tandis que Paris dort. »

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