A l’horizon

Il est un port au pied de la falaise
Où les marins déposent leur ennui,
Ont une amie, pour un mois, une nuit,
Posent les pieds en terre des vivants,
Veulent goûter un bonheur d’un instant.
Quand serai-je à mon aise ?

Il est un arbre en haut de la falaise
Où des enfants surmontent leurs terreurs,
Pour voir au loin les bateaux des pêcheurs,
Emplis de biens : père, oncle, frère, ami…
Ils jouent, inquiets, sur leur retour promis.
Quand serai-je à mon aise ?

Lorsque la mer, au creux de la falaise,
Taille sa voie dans les siècles de roches
De nos maisons, patiente, elle s’approche,
En découvrant les corps accumulés
Par les éons, des monstres enterrés.
Il y a du beau dans la fureur des lames
Et quelque espoir dans les larmes des femmes.
Quand serai-je à mon aise ?

La jeune fille a peur sur la falaise.
Vois ! Un point blanc parmi les sangs du soir :
Le vent clément réunit nos espoirs !
Nous serons à notre aise.

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